26 juillet 2008 0 Commentaire

la pointe de la zoologie marine….

Un spécimen d’Architeuthis de 12 mètres de longueur, une taille proche des records du genre, a été minutieusement disséqué par des zoologistes du musée Victoria, à Melbourne, en Australie. Le public était invité pour l’événement qui a été filmé par les chercheurs eux-mêmes. Ames sensibles s’abstenir.

L’animal a été retrouvé en juin 2008 par l’équipage du Zeehaan dans le filet qui venait de pêcher par 550 mètres de fond dans les eaux australiennes. Avec ses 245 kilos et ses 12 mètres de longueur – tentacules comprises –, il figure parmi les plus gros spécimens connus du genre Architeuthis, ces céphalopodes que l’on appelle des calmars géants (et non calamars comme on le voit écrit trop souvent, ce mot étant en fait le terme anglais ou espagnol). La société ayant affrété le navire, Toberfish, a confié le mollusque au musée Victoria (Victoria Museum), à Melbourne.

Les prises de ces animaux sont extrêmement rares et on connaît très mal leur mode de vie et leur classification. Il en existerait trois espèces différentes mais rien n’est sûr, et l’on distingue ces calmars géants d’animaux encore plus grands, appartenant au genre Mesonychoteuthis, ou calmar colossal. En 2007, des pêcheurs néo-zélandais en ont ramené un spécimen dans leurs filets, pesant quelque 450 kilos. En 2005, le Japonais Tsunemi Kubodera, après avoir disposé un appât et une caméra à 900 mètres de profondeur a pu obtenir les premières images d’un calmar géant en pleine attaque. Un exemplaire plastiné, c’est-à-dire naturalisé, est exposé à Paris, au Muséum national d’histoire naturelle, dans la Grande galerie de l’évolution.

L’animal disséqué en public avec les explications du zoologiste Mark Norman (en anglais). regardez!!!!!!

http://fr.youtube.com/watch?v=Z7aj_X5FEUM

Une aubaine scientifique

Avec cette dissection publique, les zoologistes du musée Victoria espèrent éveiller l’intérêt pour ces habitants des profondeurs, spectaculaires et mystérieux. L’opération est aussi une aubaine scientifique. L’étude (y compris la dissection filmée) est menée par Mark Norman, un spécialiste renommé des calmars. Elle permettra de mieux comprendre la physiologie de ces animaux, ainsi que leur croissance, leur reproduction et la nature de leurs proies habituelles (poissons, autres céphalopodes…). Dans la vidéo filmée par le musée, Mark Norman explique par le menu (mais en anglais) les détails de l’anatomie de l’animal, semblable à celle de tous les calmars. La version que nous présentons dans cet article est un extrait mais celle diffusée par le musée dure une heure et demie.

Un documentaire unique qui ravira les étudiants et les chercheurs en physiologie animale et qui risque d’impressionner tous les autres…

 

 

17 juillet 2008 0 Commentaire

vague géante

vague géante

arton16.jpg

cette vague mesure 30 metres et a eu lieu a costa rica.

Ce n’es pas une vague scelerate mais c’est juste pour montré la majesté d’une vague.

Les vagues scélérates sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et considérées comme très rares.

Jusqu’au début du XXe siècle, les vagues scélérates semblaient appartenir au

 folklore maritime — jusqu’à ce qu’un certain nombre de témoignages de rencontre de ces vagues par de gros navires modernes, ainsi que des mesures océanographiques, convainquent les scientifiques de la réalité et de la fréquence du phénomène.

La mesure des vagues est aujourd’hui faite avec des lasers, radars ou bouées,

qui mesurent l’élévation de la surface en un point. De telles mesures sur la

 plateforme Draupner, en mer du Nord, ont fourni les premières preuves

 irréfutables de l’existence des vagues scélérates. Alors que la détection des vagues scélérates par satellite est encore hors de portée aujourd’hui, plusieurs travaux utilisant des radars de navigation embarqués sur des navires essayent de reconstruire la forme de la surface à partir du fouillis de mer pour, entre autres, détecter des vagues scélérates avant que le navire ne les rencontre. Ces développements n’en sont encore qu’à leurs balbutiements

15 juillet 2008 0 Commentaire

Le dragon des mers

Le dragon des mers

jui.jpg 

On trouve ce cousin de l’hippocampe au sud des côtes australiennes, où il est protégé.

Morphologie

Le dragon des mers feuillu a un long bec, et de petites nageoires qui en font une proie facile pour ses prédateurs. Les plus gros spécimens observés avoisinent les 45 centimètres.

Pour se camoufler, il a donc des appendices en forme de feuilles, qui imitent en fait les feuilles des sargasses, des algues brunes fréquentes dans leur milieu.

Ils peuvent être de couleur verte, jaune ou même rouge.

L’Hippocampe feuillu ou Dragon de mer feuillu peut facilement se cacher dans les algues de par son apparence. La femelle pond de 100 à 250 oeufs mais c’est le male qui porte les oeufs et les met au monde.

images et video sur/

http://www.arkive.org/species/GES/fish/Phycodurus_eques/GES006602.html?offset=0px 

 juio.jpg

12 juillet 2008 1 Commentaire

Le monde des coquillages

Le monde des coquillages

c5.jpgLe mot coquillage est un dérivé de coquille attesté dès le XXVIe siècle. Il est couramment utilisé dans deux sens distincts.

  • Dans un cas, il désigne les animaux, en général des mollusques marins, dont le corps est enveloppé dans une coquille. Désignant généralement des animaux que l’on va pêcher sur le rivage à basse mer, le terme est alors le plus souvent utilisé au pluriel : on va « à la pêche aux coquillages ». Les coquillages marins ont ainsi constitué une part non négligeable de l’aliment

    Le coquillage tient une grande place dans le règne animal. Il en existe environ 100000 espèces. Les formes et les couleurs sont très variées. On les retrouve dans toutes les mers du monde, mais également dans les dunes, forêts… Ils peuvent être carnivores ou herbivores.

     
    Différentes classes, en voici quelques unes :  

    Le monde des coquillages dans Articles bouton-coquillage Les Bivalves (Spondyles)
    bouton-coquillage dans Articles Les Gastropodes (Turbo)
    bouton-coquillage Polyplacophores (Les Chitons)
    bouton-coquillage Les Squaphopodas (les dentales)

    bouton-coquillage Les Céphalopodes (Nautiles)

                      Et puis il y’a la splendeur 

     c21.jpgc41.jpgc31.jpgc11.jpg

    http://photos.linternaute.com/coquillages/1/ 

    Parlant maintenant d’une espece de coquillage en danger d’extinction ….arreter la decoration de vos salons ce n’es pas leurs places….!!!

    gigant.jpg

    Le Tridacne géant ou bénitier géant (Tridacna gigas) est le plus gros mollusque bivalve. Cette espèce comestible est protégée car elle est en danger d’extinction.

    Mer rouge et océan indo-pacifique

    Lorsqu’il est jeune, l’animal sécrète un byssus, touffe de filaments qui passe par l’ouverture de la coquille et par laquelle il se fixe au fond marin, la charnière dirigée vers le bas. À mesure que la colonie grandit, des coraux, des éponges, des algues la recouvre ou l’entourent, la dissimulant sous leur masse, n’en laissant dépasser que le bord. Les valves légèrement écartées laissent entrevoir le manteau brillamment coloré en vert, en rouge, ou en bleu. Les bords de ce manteau sont hérissés de protubérance enfermant les organes hyalins, sortes de de lentilles qui concentrent la lumière dans les profondeurs des tissus et y favorisent par la photosynthèse, la multiplication d’algues microscopiques. Absorbées par les globules blancs, ces algues constituerait la nourriture principale du mollusque, dont le tube digestif est fortement réduit chez l’adulte. Entre les lobes du manteau s’ouvrent deux tubes, les siphons inhalant et exhalant par lesquels pénètre et sort un courant d’eau mettant la cavité palléale en communication avec le milieu ambiant.

    Reproduction

    La majorité des espèces sont hermaphrodites simultanés, ils deviennent mâles et peuvent se reproduire entre 2 et 6 ans puis par la suite quand ils ont atteint leur taille adulte, ils peuvent produire des ovocytes. Leur reproduction se passe en deux temps en premier les gamètes mâles sont lâchés en pleines eaux puis viennent en deuxième les ovocytes. La fécondation donne naissance a une larve qui va mener une vie planctonique pour s’installer au bout d’un certain temps sur un support ou elle évoluera en Bivalve.

    Particularité

    Il s’agit du plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser 250 kg. Elle ne possède pas de dessin concentrique (écaille).

          

8 juillet 2008 0 Commentaire

derniére nouvelle! les ignorants sont encore la!

derniére nouvelle! les ignorants sont encore la!

v.jpgLa dernière réunion de la Commission baleinière internationale, à Santiago du Chili, s’est achevée sur un statu quo. Entre les pays favorables à la chasse et les autres, la discussion n’a pas progressé. La « pêche scientifique » des cétacés se poursuit donc.

On le savait, la session 2008 de la Commisssion baleinière internationale (CBI, ou International Whaling Commission, IWC) ne pouvait déboucher sur un accord. Les positions sont décidément devenues trop peu conciliables entre les pays les plus favorables au maintien de la chasse aux cétacés (Irlande, Norvège, Japon) et les autres, dont les plus virulents sont l’Australie, le Chili et la Nouvelle-Zélande. Face à ces divergences, la CBI, qui regroupe 81 pays, semble impuissante à trouver des compromis acceptables par tous.

La proposition de créer un sanctuaire dans le Pacifique sud a été présentée mais pas soumise au vote, par crainte d’un échauffement excessif des participants. La seule discussion a porté sur une demande du Danemark qui souhaitait faire accepter un quota de dix prises annuelles autorisées pour les Inuits du Groenland. Cette proposition a été rejetée. En revanche, la question de la chasse dite scientifique organisée par les pêcheurs japonais n’ayant pas été discutée, les bateaux nippons continueront à prélever quelque 1.400 animaux par an.

La seule avancée de la réunion est la création d’un groupe de travail, réunissant 24 pays, qui obligera à s’asseoir autour de la même table les chasseurs et les anti-chasse. Les discussions commenceront en septembre.

 

 

28 juin 2008 0 Commentaire

Espéce rare la créature est toujours présente

Espéce rare la créature est toujours présente

requingrandegueule2.jpgCe requin, parmi les plus rares du monde, que tout le monde croyait éteint depuis plus de 400 millions d’années avait été repéré la première fois en 1976 par un pur hasard.

Depuis 17 autres spécimens avaient été observés jusqu’à ce jour.
Voici donc le 18ième spécimen du genre qui a été vu au large de la
 Californie.

gg.bmp

On connaît actuellement très peu de chose sur ces requins bien difficiles à observer …

Ce n’est que récemment que l’Homme a pu découvrir les fonds marins situés à plus de 3 500 mètres. Au fond de l’eau, la vie a pris des formes surprenantes. Ressurgies du passé, des créatures préhistoriques ont survécu tels le crossoptérygien (découvert en 1987) et le requin grande gueule qui mesure plus de 5 m.

25 juin 2008 0 Commentaire

« brittlestars » ET LES MYSTERIEUSES MONTAGNES SOUS MARINE

« brittlestars »  ET LES MYSTERIEUSES MONTAGNES SOUS MARINE

rtrtt.jpg

Des scientifiques ont découvert une rare colonie de créatures chétives sur une large montagne sous-marine, ce qui pourrait leur permettre de trouver le moyen de mieux protéger les structures marines.

L’équipe internationale a trouvé des millions de créatures s’apparentant à des étoiles de mer, au sud de la Nouvelle-Zélande, dans un secteur qui n’avait jamais été exploré.

“C’était totalement nouveau et inattendu de voir ce qui vivait vraiment sur cette montagne, et de constater qu’une seule espèce occupait la majeure partie de l’espace, a confié le biologiste marin de l’Université Dalhousie, à Halifax, Ron O’Dor. Il s’agit d’un écosystème réellement intéressant et la vérité est que nous ne savons pas vraiment comment il fonctionne.” Les “brittlestars” – des échinodermes aux bras longs et minces – étaient agglomérés un peu partout au sommet de la crête de Macquarie, qui s’étend sur 1400 kilomètres, du sud de la Nouvelle-Zélande jusqu’en dessous du cercle polaire antarctique.

Les scientifiques ont souligné qu’ils avaient l’habitude de trouver des coraux sur ces montagnes et qu’ils avaient été étonnés de voir les “brittlestars” se mouvoir dans un fort courant qui atteignait les 4 kilomètres à l’heure.

Le corps des étoiles de mer découvertes ne mesure qu’un centimètre de diamètre environ et leurs bras atteignent cinq centimètres de long. Selon le biologiste marin basé à Melbourne Tim O’Hara, cette forte concentration d’étoiles de mer de l’espèce ophiuroid ophiacantha, est “comme une relique d’un lointain passé”.

C’est comme remonter 300 millions d’années en arrière lorsqu’il n’y avait pas beaucoup de poissons et que les premiers ancêtres de l’étoile de mer tapissaient le fond de l’océan, explique-t-il. “Normalement les poissons devraient s’attaquer à elles et les manger” mais pour une raison indéterminée “il y a un manque de poissons prédateurs” et ces animaux ont pu prospérer.

Selon M. O’Hara, qui n’a pas participé à l’expédition, la vitesse du courant marin dans la zone pourrait expliquer en partie pourquoi les poissons ne les mangent pas. Le Courant circumpolaire fusionne les eaux des océans Atlantique, Indien et Pacifique et transporte jusqu’à 150 fois le volume d’eau coulant dans l’ensemble des cours d’eau de la planète, précise l’océanographe Mike Williams.

Selon Steve Rintoul, un océanographe australien, il existe peu de données scientifiques sur ce courant, qui “influence fortement le climat régional et mondial” en charriant de grandes quantités d’eau et de chaleur dans les océans.

Moins de 200 des quelque 100.000 montagnes sous-marines de la Terre s’élevant à plus de 800 mètres au-dessus des fonds marins ont été étudiées à ce jour.

 

24 juin 2008 0 Commentaire

Actualité projet « jason 2″

Observation de l’océan. Jason 2 lancé aujourd’hui

Le satellite d’observation Jason 2 doit être lancé le vendredi 20 juin des Etats-Unis. Ses données seront précieuses pour les océanographes.

L’altimétrie, appliquée à l’océan, n’a que 25 ans mais a apporté beaucoup. « Elle est devenue un outil indispensable » observe Pierre-Yves Le Traon, responsable du programme « Observatoire de l’océan », à Ifremer – Brest. Les satellites Topex-Poséidon, lancés en 1992 par le CNES et la Nasa, puis Jason 1, lancé en 2001, permettent ainsi, depuis 1.300 km d’altitude, de mesurer le niveau de la mer avec une précision de 1 à 2 cm, et d’en déduire les courants marins. Associé aux 3.000 flotteurs autonomes du réseau Argo, déployés fin 2007 et qui descendent jusqu’à 2.000 m de profondeur, il permettra d’améliorer la connaissance des océans. Jason 2, qui doit être lancé aujourd’hui, doit permettre aussi de franchir un nouveau pas car il va s’approcher plus près des côtes. Pas anodin au moment où l’intérêt pour l’océanographie côtière est grandissant, secteur où Ifremer s’est d’ailleurs positionné.

fauchée pour l’observation côtière qui nécessite une très haute résolution – la continuité des observations, sur de longues périodes, est indispensable pour développer de meilleurs modèles prévisionnels. Et faire la part des choses, entre la variabilité naturelle et ce qui vient la perturber.

Augmentation du niveau des mers à mesurer

« Depuis dix ans, le niveau moyen des mers a augmenté de 3 mm par an, une accélération par rapport au début du siècle précédent. Une partie est due au réchauffement de l’océan, un autre à la fonte des glaciers continentaux, et de façon moins importante, à celles intervenant au Groenland et en Antarctique. Un des grands enjeux est de savoir si cela va s’accélérer ou pas » commente Pierre-Yves Le Traon. Face à des événements climatiques comme El Nino, l’altimétrie peut déceler des signes précurseurs. Cela a été d’ailleurs le cas en 1997-1998, ainsi que plus récemment.

plus d’info

Le satellite franco-américain d’océanographie OSTM/Jason 2 a été lancé ce vendredi 20 juin 2008 à 8 h 46 TU par une fusée Delta 2 depuis la base de Vandenberg Air force (Californie), et placé en orbite circulaire à 1.335 km d’altitude.

La mission OSTM (Ocean Surface Topography Mission)/Jason résulte d’un partenariat actif entre le Cnes, l’Organisation européenne de satellites météorologiques (Eumetsat) et le NOAA (Administration Nationale américaine océanique et atmosphérique). Ce satellite de 504 kg est principalement équipé de l’altimètre radar Poseidon 3 (Cnes), capable de mesurer la distance entre la surface de l’océan et le centre de la Terre avec une précision de 33 millimètres.

Il affinera les observations de ses deux prédécesseurs Topex/Poseidon (1992) et Jason 1 (2001), permettant de mieux comprendre les interactions entre les courants océaniques et le changement climatique. Les mesures obtenues jusqu’ici par ces outils avaient mis en corrélation l’augmentation du niveau océanique et l’accroissement du taux atmosphérique de CO2, amenant une meilleure compréhension de l’effet de serre. Les nouvelles mesures permettront de mieux évaluer l’ampleur et l’impact du réchauffement global au cours des prochaines années.

3 juin 2008 0 Commentaire

Algues brunes et le climat

Algues brunes et le climat

alg.jpgL’iodure que contiennent ces laminaires participeraient à la formation de nuages. Une étude internationale, à laquelle a pris part un chercheur de Roscoff, vient de le révéler.

L’iodure contenu dans les grandes algues brunes participerait à la formation des nuages et influencerait le climat côtier. C’est ce que vient de mettre en évidence une étude internationale (1) à laquelle a participé Philippe Potin, chercheur au laboratoire végétaux marins et biomolécules (CNRS de l’université Paris 6) de la station biologique de Roscoff (Finistère). Ces sept ans de travaux ont permis de révéler la forme chimique de l’iodure utilisé par les grandes algues brunes laminaires pour stocker l’iode.

Quand les laminaires sont stressées, c’est-à-dire qu’elles génèrent des radicaux-libres à partir de l’oxygène, elles relâchent rapidement de grandes quantités d’iode dans l’atmosphère. « C’est ce qui arrive par exemple en cas d’émersion, lors des grandes marées basses lorsqu’elles sont exposées à la déshydratation, à un fort ensoleillement et à l’ozone atmosphérique », note Philippe Potin.

 

Une fois libéré, l’iodure agit comme un agent antioxydant protégeant l’algue de dommages cellulaires. Cet élément, oxydé sous forme d’iode moléculaire gazeux, « va se diffuser et se retrouver dans l’atmosphère. Ces particules fines vont participer à la création de nuages peu denses qui ne provoqueront pas de précipitations tout de suite. »Mais, dans un premier temps, l’ensoleillement s’en retrouvera limité, notamment dans les zones riches en laminaires. Le ciel gris de nos côtes serait donc en partie due à cela. « Il va falloir maintenant comparer différents sites. Une équipe de chimistes anglais, qui est déjà venue à Roscoff l’an dernier, travaille là-dessus afin de calculer à grande échelle l’importance du phénomène. »Philippe Potin tempère tout de même : « Si l’algue brune a une influence indéniable sur le climat, elle n’est pas la seule cause. Il y a aussi les dégagements de gaz soufré qui entrent en ligne de compte. »

Autre conséquence de ce rôle biologique de l’iode : la destruction de l’ozone contenu dans l’air que l’on respire. « C’est ainsi que l’on trouve trois à quatre fois moins d’ozone dans les secteurs côtiers que dans une ville polluée », assure ainsi Philippe Potin. De quoi, là aussi, offrir de nouvelles pistes de travail

 

attention au dragage et au raclage du fond   » les algues brunes influence le climat cotier »

21 mai 2008 0 Commentaire

Océanographie opérationnelle

Océanographie opérationnelle

L’émergence de l’océanographie opérationnelle

Qu’est-ce que l’océanographie opérationnelle ?

 

 Lesglobe1.gif grands courants vus par l’altimétrie Origine : Aviso

L’océanographie opérationnelle permet de donner, à tout moment  des valeurs concrètes concernant l’Océan dans une région précise du globe. (par exemple, un état de mer, une température de surface, le sens et la force d‘un courant…)  et de prévoir à plusieurs jours  l’état de l’Océan, cela de la même manière que Météo France fournit régulièrement au grand public et aux professionnels,  un bulletin de prévision des circulations atmosphériques et du  » temps  » pour les jours à venir,

Cela parait simple, pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt? En réalité, cela implique une connaissance très approfondie du domaine océanique, la mise en oeuvre de technologies de pointe pour  la mesure permanente des paramètres physiques de la mer et le développement de modèles numériques

La connaissance de ces paramètres physiques par les mesures satellitaires et les mesures in-situ, combinée avec des modèles de description de l’Océan de plus en plus sophistiqués permet aujourd’hui de cartographier l’Océan et de faire des prévisions en trois dimensions (et même quatre si l’on tient compte de l’évolution des courants en fonction du temps). 

C’est cette « approche intégrée » comprenant  mesures  et outils numériques, qui a  ouvert la voie de l’océanographie opérationnelle, avec tout l’enjeu des applications que l’on connaît dès maintenant et de celles qui viendront à l’issue de l’expérience mondiale.

 Quelques enjeux de l’océanographie opérationnelle !

 Les analyses et prévisions tridimensionnelles systématiques de l’Océan présentent un intérêt incontestable pour bon nombre de secteurs, cette liste n’est pas exhaustive : 

  • La connaissance de l’état de l’Océan à 3-4 semaines (bulletins de situation), au profit de la navigation commerciale, des plates-formes offshore, des flottes de pêche, ainsi que des forces navales.

L’exemple du programme Mercator est tout à fait révélateur. Des prévisions de la circulation tridimensionnelle de l’Atlantique  sont ainsi fournies plus de deux semaines en avance.

              guidetempsecsal.gif                                                            

L’observation et la prévision à l’aide de modèles couplés océan-atmosphère d’événements climatiques “anormaux” comme celles fournies en 1997 (NOAA aux Etats Unis, et CEPMMT [2] en Europe), sur l’évolution du El Niño, le plus intense de la période récente. De tels événements inter-annuels ont également été observés et modélisés sur l’Atlantique.

  • La prévision météo-océanique en zone côtière (érosion, implantation d’ouvrages, dispersion de pollutions, permanentes ou accidentelles). Les Centres de Météorologie, (Météo France, et le CEPMMT à Reading en particulier), développent à cet effet des systèmes opérationnels de prévision d’état de mer et de courantométrie intégrant les mesures altimétriques et les autres mesures disponibles.

  • Le suivi des variations du niveau moyen des mers depuis bientôt treize ans:  permettent d’évaluer différents modèles d’évolution à long terme du climat, pour tenter de donner des réponses aux questions de fond que sont le rythme du réchauffement, le rôle des rejets de gaz carbonique, et le rôle régulateur de l’Océan. L’indispensable étalonnage de cette précieuse série temporelle est possible grâce à un réseau de marégraphes triés en fonction de la qualité de mesure et de la possibilité d’un rattachement géodésique.

  • pour plus d’information sur l’oceanographie operationnelle …consultez

                                                http://www.mercator-ocean.fr

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